La compagnie mkcd s’attache à l’action artistique et culturelle, en corrélation avec la méthode de création de Matthias Claeys, parce qu’un lien fort s’établit entre le travail de celui-ci avec ses interprètes et la manière dont sont envisagés les ateliers de pratique. Il s’agit de créer un endroit de partage et de liberté, duquel peuvent naître des possibilités d’expression.

CRÉER DES ESPACES D’EXPRESSION

Dans nos ateliers, que ce soit en milieu scolaire, ou avec des adultes, nous créons un cadre et donnons des outils (techniques respiratoires, corporelles, de jeu, d’écriture…) qui permettent à la fois d’interroger les évidences, et d’élaborer des paroles, des expressions. Ces expressions peuvent être celles qui naissent d’une discussion à bâtons rompus,  d’un texte étudié en cours, d’un geste d’écriture, d’un mouvement scénique… Les médiums sont multiples : débat philosophique, atelier théâtre, atelier d’écriture, et des outils autres peuvent s’inviter, comme la danse, la caméra, la prise de sons, en collaboration avec des personnes dont c’est l’expertise.

On décide d’un thème, et d’un ou plusieurs médiums, puis on fait. Le « on » est important, aussi flou soit-il, parce qu’il ne s’agit pas pour nous d’apporter un savoir à digérer, mais d’accompagner une expérience artistique, de la border par notre regard et notre expérience.

Ça prend nécessairement des formes diverses, en fonction des envies, des besoins, des idées. La trame qui se retrouve à chaque fois, c’est : se rencontrer – discuter – choisir – tenter – produire, car chaque atelier débouche sur une production.

 

Chaque atelier s’invente avec les personnes qui le co-organisent, selon la temporalité et les axes choisis. Ce qui est commun à tous, c’est notre nécessité de construire avec les participant·es quelque chose qui leur ressemble, dans lequel chaque personne se sente libre de s’exprimer, heureuse de participer à une aventure collective, parce que la pratique artistique ne sert pas qu’à créer des oeuvres d’art, elle sert à trouver des manières d’être, à s’inventer individuellement et collectivement.

EXEMPLES D’ATELIERS

1 – Ateliers théâtre à partir de textes

Pour des ateliers ou des stages courts (entre trois et cinq séances), nous pouvons travailler à partir d’un corpus de textes existants, l’idée étant de se concentrer sur l’acte d’interprétation comme acte créateur (interpréter un personnage, mais aussi mettre en scène, choisir les axes de représentation d’une fiction.)

Nous avons ainsi animé des stages de découverte du théâtre contemporain auprès d’élèves du lycée André Malraux (Gaillon, 27) avec qui ous avons travaillé autour du texte Hagards (pièce chorale de Matthias Claeys, rassemblant une trentaine de fictions courtes sur la question de la mise en scène de soi), pour explorer la notion d’interprétation.

Nous avons travaillé sur ces mêmes textes lors d’un stage amateur organisé par la compagnie. Pour ce stage, nous avions lancé l’idée sur les réseaux sociaux : si on fait une semaine de stage, autour du nouveau texte de Matthias Claeys, qui vient ? Et sont venu·es des étudiant·es, des personnes ayant déjà fait du théâtre, d’autre pas, intéressées par l’idée de découvrir le médium, et de travailler directement avec un metteur en scène sur l’objet de sa prochaine création.

Nous pouvons aussi travailler à partir d’un texte théâtral ou non étudié en cours, de façon à le désacraliser, l’utiliser comme matière à création et donc à appropriation, et ainsi en découvrir d’autres aspects, tels qu’un écho avec la société dans laquelle nous vivons, le temps qui est le nôtre… 

2 – Écriture collective 

Pour des ateliers plus longs, où il s’agit de monter un spectacle présenté à un public, nous proposons souvent des méthode d’écriture collective. Cette écriture collective peut prendre encore une fois beaucoup de formes : il peut s’agir de décider d’adapter une pièce déjà existante, ou d’écrire à partir du plateau.

Dans le cadre d’un atelier théâtral extra-scolaire animé pendant 3 ans au Lycée André Malraux, nous avons à chaque fois décidé avec les partcipant·es d’un thème pour l’année (nous avons travaillé sur les relations amoureuses, sur l’avenir et sur le travail), et les avons à travers des exercices, des improvisations… aidés à construire un spectacle, en écriture collective au plateau.

Avec des étudiant·es en psychologie et des adultes autistes Asperger, nous avons aussi construit un spectacle, à partir des improvisations et des écrits des participant·es, fruit de dix mois de travail.

La Ligue des Droits de l’Homme nous a invités à travailler avec une classe de seconde option théâtre du lycée Paul Éluard (St Denis – 93) sur les rapports « jeunes-police ».  Les élèves, en groupe de 4 à 6, étaient invités à construire des fictions  selon un schéma établi (chaque fiction devait être séquencée en quatre scènes). Puis il s’agissait pour chaque groupe d’improviser scène par scène, Matthias écrivait les scènes d’après les improvisations, ce qui est une autre forme d’écriture de plateau. Nous avons fait intervenir un vidéaste, de manière à ce que certaines scènes soient filmées et projetées pendant le spectacle, pour que les élèves aient le loisir de se confronter à deux manières de concevoir l’interprétation.

3 – Débats d’idées

Dans le cadre de la Mission de Lutte contre le Décrochage Scolaire, Matthias est intervenu avec des adolescent·es en situation scolaire et sociale très difficile. La proposition de faire du théâtre créant plus de peur que d’envie, il a été décidé avec les participant·es de contourner l’obstacle. Ces ateliers ont pris la forme de discussions, avec trois outils à disposition : l’échange, la recherche et le théâtre. L’objet de l’atelier est une introduction au débat d’idée et à la philosophie : on trouve un thème, on en parle. Surtout, les adolecsent·es en parlent, et l’intervenant questionne toutes les évidences, et nourrit la conversation. Ainsi, nous abordons des thèmes comme la famille, l’honneur, l’amour, la filiation, l’avortement, la sexualité, la justice, la police, la violence, le respect, l’art…

Toujours dans ce cadre, nous avons aussi dévolu des séances à l’imagination collective : à partir d’un thème abordé dans les discussions, il s’agit de construire la trame d’une fiction (format film ou format série), comme une équipe de scénaristes, ce qui est une manière de s’approprier les concepts et de découvrir le plaisir de créer des histoires, d’inventer des situations…

D’une manière plus hybride, nous avons travaillé sur une année avec des élèves de primaires, en collaboration avec la Ligue de l’Enseignement. Cette dernière nous avait fourni un corpus de pièces contemporaines pour enfants qui abordaient des sujets de société (l’écologie, le chômage, le racisme…). Un mois était dévolu à chaque pièce : la lire et discuter ensemble des sujets abordés. Avec une classe, nous avons ensuite aidé les enfants, par groupe, à écrire des scènes qui reprenaient des thèmes abordés et à les jouer, tandis que le deuxième groupe a préféré monter une des pièces du corpus.

La compagnie mkcd s’attache à l’action artistique et culturelle, en corrélation avec la méthode de création de Matthias Claeys, parce qu’un lien fort s’établit entre le travail de celui-ci avec ses interprètes et la manière dont sont envisagés les ateliers de pratique. Il s’agit de créer un endroit de partage et de liberté, duquel peuvent naître des possibilités d’expression.

CRÉER DES ESPACES D’EXPRESSION

Dans nos ateliers, que ce soit en milieu scolaire, ou avec des adultes, nous créons un cadre et donnons des outils (techniques respiratoires, corporelles, de jeu, d’écriture…) qui permettent à la fois d’interroger les évidences, et d’élaborer des paroles, des expressions. Ces expressions peuvent être celles qui naissent d’une discussion à bâtons rompus,  d’un texte étudié en cours, d’un geste d’écriture, d’un mouvement scénique… Les médiums sont multiples : débat philosophique, atelier théâtre, atelier d’écriture, et des outils autres peuvent s’inviter, comme la danse, la caméra, la prise de sons, en collaboration avec des personnes dont c’est l’expertise.

On décide d’un thème, et d’un ou plusieurs médiums, puis on fait. Le « on » est important, aussi flou soit-il, parce qu’il ne s’agit pas pour nous d’apporter un savoir à digérer, mais d’accompagner une expérience artistique, de la border par notre regard et notre expérience.

Ça prend nécessairement des formes diverses, en fonction des envies, des besoins, des idées. La trame qui se retrouve à chaque fois, c’est : se rencontrer – discuter – choisir – tenter – produire, car chaque atelier débouche sur une production.

 

Chaque atelier s’invente avec les personnes qui le co-organisent, selon la temporalité et les axes choisis. Ce qui est commun à tous, c’est notre nécessité de construire avec les participant·es quelque chose qui leur ressemble, dans lequel chaque personne se sente libre de s’exprimer, heureuse de participer à une aventure collective, parce que la pratique artistique ne sert pas qu’à créer des oeuvres d’art, elle sert à trouver des manières d’être, à s’inventer individuellement et collectivement.

EXEMPLES D’ATELIERS

1 – Ateliers théâtre à partir de textes

Pour des ateliers ou des stages courts (entre trois et cinq séances), nous pouvons travailler à partir d’un corpus de textes existants, l’idée étant de se concentrer sur l’acte d’interprétation comme acte créateur (interpréter un personnage, mais aussi mettre en scène, choisir les axes de représentation d’une fiction.)

Nous avons ainsi animé des stages de découverte du théâtre contemporain auprès d’élèves du lycée André Malraux (Gaillon, 27) avec qui ous avons travaillé autour du texte Hagards (pièce chorale de Matthias Claeys, rassemblant une trentaine de fictions courtes sur la question de la mise en scène de soi), pour explorer la notion d’interprétation.

Nous avons travaillé sur ces mêmes textes lors d’un stage amateur organisé par la compagnie. Pour ce stage, nous avions lancé l’idée sur les réseaux sociaux : si on fait une semaine de stage, autour du nouveau texte de Matthias Claeys, qui vient ? Et sont venu·es des étudiant·es, des personnes ayant déjà fait du théâtre, d’autre pas, intéressées par l’idée de découvrir le médium, et de travailler directement avec un metteur en scène sur l’objet de sa prochaine création.

Nous pouvons aussi travailler à partir d’un texte théâtral ou non étudié en cours, de façon à le désacraliser, l’utiliser comme matière à création et donc à appropriation, et ainsi en découvrir d’autres aspects, tels qu’un écho avec la société dans laquelle nous vivons, le temps qui est le nôtre… 

2 – Écriture collective 

Pour des ateliers plus longs, où il s’agit de monter un spectacle présenté à un public, nous proposons souvent des méthode d’écriture collective. Cette écriture collective peut prendre encore une fois beaucoup de formes : il peut s’agir de décider d’adapter une pièce déjà existante, ou d’écrire à partir du plateau.

Dans le cadre d’un atelier théâtral extra-scolaire animé pendant 3 ans au Lycée André Malraux, nous avons à chaque fois décidé avec les partcipant·es d’un thème pour l’année (nous avons travaillé sur les relations amoureuses, sur l’avenir et sur le travail), et les avons à travers des exercices, des improvisations… aidés à construire un spectacle, en écriture collective au plateau.

Avec des étudiant·es en psychologie et des adultes autistes Asperger, nous avons aussi construit un spectacle, à partir des improvisations et des écrits des participant·es, fruit de dix mois de travail.

La Ligue des Droits de l’Homme nous a invités à travailler avec une classe de seconde option théâtre du lycée Paul Éluard (St Denis – 93) sur les rapports « jeunes-police ».  Les élèves, en groupe de 4 à 6, étaient invités à construire des fictions  selon un schéma établi (chaque fiction devait être séquencée en quatre scènes). Puis il s’agissait pour chaque groupe d’improviser scène par scène, Matthias écrivait les scènes d’après les improvisations, ce qui est une autre forme d’écriture de plateau. Nous avons fait intervenir un vidéaste, de manière à ce que certaines scènes soient filmées et projetées pendant le spectacle, pour que les élèves aient le loisir de se confronter à deux manières de concevoir l’interprétation.

3 – Débats d’idées

Dans le cadre de la Mission de Lutte contre le Décrochage Scolaire, Matthias est intervenu avec des adolescent·es en situation scolaire et sociale très difficile. La proposition de faire du théâtre créant plus de peur que d’envie, il a été décidé avec les participant·es de contourner l’obstacle. Ces ateliers ont pris la forme de discussions, avec trois outils à disposition : l’échange, la recherche et le théâtre. L’objet de l’atelier est une introduction au débat d’idée et à la philosophie : on trouve un thème, on en parle. Surtout, les adolecsent·es en parlent, et l’intervenant questionne toutes les évidences, et nourrit la conversation. Ainsi, nous abordons des thèmes comme la famille, l’honneur, l’amour, la filiation, l’avortement, la sexualité, la justice, la police, la violence, le respect, l’art…

Toujours dans ce cadre, nous avons aussi dévolu des séances à l’imagination collective : à partir d’un thème abordé dans les discussions, il s’agit de construire la trame d’une fiction (format film ou format série), comme une équipe de scénaristes, ce qui est une manière de s’approprier les concepts et de découvrir le plaisir de créer des histoires, d’inventer des situations…

D’une manière plus hybride, nous avons travaillé sur une année avec des élèves de primaires, en collaboration avec la Ligue de l’Enseignement. Cette dernière nous avait fourni un corpus de pièces contemporaines pour enfants qui abordaient des sujets de société (l’écologie, le chômage, le racisme…). Un mois était dévolu à chaque pièce : la lire et discuter ensemble des sujets abordés. Avec une classe, nous avons ensuite aidé les enfants, par groupe, à écrire des scènes qui reprenaient des thèmes abordés et à les jouer, tandis que le deuxième groupe a préféré monter une des pièces du corpus.