C’est un nid de spectacles. Il y a cinq pièces, qui peuvent s’imbriquer les unes dans les autres, ou être jouées indépendamment les unes des autres. Ce sont un ou des spectacles qui parlent du fait d’être ensemble et séparé·es, perdu·es puis retrouvaillé·es, entre plusieurs vents, pris·es au jeu de frontières floues…

PERRUCHES – LORIOTS – MÉSANGES – EFFRAIES – CHOUCAS

Des oiseaux est pensé autour d’une pièce centrale, qui serait comme la structure maitresse de l’édifice. Cette pièce s’appelle mésanges.

Viennent ensuite s’ajouter, se tisser, d’autres pièces, qui portent aussi des noms d’oiseaux : perruches, choucas, effraies, loriots. 

Chacune de ces pièces peut être jouée seule, les formats et les durées varient. Toutes sont pensées pour être jouées en espace public, ou dans les lieux non dédiés. Les places, les champs, les rues, les lycées, les cours d’école, les maisons de retraite, les toits des hôpitaux, les couloirs de métro, les forêts, les aéroports…

Quand elles sont jouées ensemble, alors vraiment elles deviennent Des oiseaux. Et ensemble, ça ne veut pas forcément dire toutes. Les assemblages sont multiples, comme dans un jeu de construction où toutes les pièces entrent dans toutes les interstices. Chaque fois, le spectacle construit ainsi est un peu différent, a quelque chose d’aléatoire, une forme qui tient le temps qu’elle tient. Peut-être que  d’ici là nous serons devenu·es assez ornithologues pour reconnaître les chants des oiseaux qui nous entourent, et agir en fonction…

Des oiseaux est en cours d’écriture.  Nous avons l’intention de continuer à explorer les questions des relations aux autres, et de comment se tissent et détissent des liens sociaux (dans des relations d’amitié, de famille, d’amour, de travail, de voisinage…), en orientant notre regard sur les thématiques de la construction, des territorialités, des diplomaties (inter-individus, inter-groupes, inter-espèces), des frontières (entre un lieu et un autre, une propriété et une autre, entre les genres, entre voir et entendre, entre parler et écouter, entre vivre et mourir…)

Pourquoi ces noms d’oiseaux, si ce ne sont pas des pièces ornithologiques ? Parce que, en dehors de la poésie qui peut les accompagner ou qu’on leur colle aux plumes, les oiseaux sont des êtres à la fois tout à fait étrangers et tout à fait compagnons de nos quotidiens. Ces animaux ont des manières d’agir entre individus, de discuter les espaces et les ressources, de signaler leur présence en ne se montrant pas, de parfois faire des choses belles juste parce qu’elles sont belles… qui nous semblent des points de départs idéaux pour mener nos recherches, et créer nos fictions. Des oiseaux qui ne seraient ni un gage de lyrisme, ni de légèreté, mais d’attention, de vivacité, et de capacité à se faire entendre tout en n’étant pas nécessairement fort·e et puissant·e. 

Pour construire nos réflexions autour Des oiseaux, nous lisons tous azimuts, notamment : Jennifer Ackerman (Le génie des oiseaux), Judith Butler (Rassemblements), Grégoire Chamayou (La société ingouvernable), Mona Chollet (Chez soi), le Comité invisible (À nos amis, Maintenant), Albert de Rochas d’Aigle (Les vies successives), Philippe Descola (Par delà nature et culture), Vinciane Despret (Habiter en oiseaux, Autobiographie d’un poulpe), Elsa Dorlin (Se défendre), Donna Haraway (Manifeste des espèces compagnes, Quand les espèces se rencontrent), Cy Lecerf Maulpoix (Écologies déviantes), Jack London (Construire une maison, Construire un feu), Natassja Martin (Croire aux fauves, Les âmes sauvages), Baptiste Morizot (Manières d’être vivant), Alessandro Pignocchi (La recomposition des mondes, Petit traité d’écologie sauvage), Pascal Quignard (Performance des ténèbres, Les solidarités mystérieuses), Mathieu Riboulet, (Quelqu’un approche, Le regard de la source, Les oeuvres de miséricorde), Charles Stepanoff (Voyager vers l’invisible, L’animal et la mort), Jirô Taniguchi (L’homme qui marche, Nos compagnons), Ocean Vuong (Un bref instant de splendeur, Ciel de nuit blessé par balles)…

GÉNÉRIQUE

Équipe artistique : Clément Ballet, Odila Caminos, Marie-Julie Chalu, Matthias Claeys, Kévin Dez, Virgile/Lucie Leclerc, Narimane Le Roux Dupeyron, Françoise Roche.

CALENDRIER

Les textes Des oiseaux seront écrits entre l’automne 2022 et le printemps 2023.

Une première expérimentation, Perruches, aura lieu le 15 octobre 2022 au BÉA-BA, dans le cadre du festival Dans ta cour 2.

 

POUR LIRE LE DOSSIER DU SPECTACLE, CLIQUEZ ICI

C’est un nid de spectacles. Il y a cinq pièces, qui peuvent s’imbriquer les unes dans les autres, ou être jouées indépendamment les unes des autres. Ce sont un ou des spectacles qui parlent du fait d’être ensemble et séparé·es, perdu·es puis retrouvaillé·es, entre plusieurs vents, pris·es au jeu de frontières floues…

PERRUCHES – LORIOTS – MÉSANGES – EFFRAIES – CHOUCAS

Des oiseaux est pensé autour d’une pièce centrale, qui serait comme la structure maitresse de l’édifice. Cette pièce s’appelle mésanges.

Viennent ensuite s’ajouter, se tisser, d’autres pièces, qui portent aussi des noms d’oiseaux : perruches, choucas, effraies, loriots. 

Chacune de ces pièces peut être jouée seule, les formats et les durées varient. Toutes sont pensées pour être jouées en espace public, ou dans les lieux non dédiés. Les places, les champs, les rues, les lycées, les cours d’école, les maisons de retraite, les toits des hôpitaux, les couloirs de métro, les forêts, les aéroports…

Quand elles sont jouées ensemble, alors vraiment elles deviennent Des oiseaux. Et ensemble, ça ne veut pas forcément dire toutes. Les assemblages sont multiples, comme dans un jeu de construction où toutes les pièces entrent dans toutes les interstices. Chaque fois, le spectacle construit ainsi est un peu différent, a quelque chose d’aléatoire, une forme qui tient le temps qu’elle tient. Peut-être que  d’ici là nous serons devenu·es assez ornithologues pour reconnaître les chants des oiseaux qui nous entourent, et agir en fonction…

Des oiseaux est en cours d’écriture.  Nous avons l’intention de continuer à explorer les questions des relations aux autres, et de comment se tissent et détissent des liens sociaux (dans des relations d’amitié, de famille, d’amour, de travail, de voisinage…), en orientant notre regard sur les thématiques de la construction, des territorialités, des diplomaties (inter-individus, inter-groupes, inter-espèces), des frontières (entre un lieu et un autre, une propriété et une autre, entre les genres, entre voir et entendre, entre parler et écouter, entre vivre et mourir…)

Pourquoi ces noms d’oiseaux, si ce ne sont pas des pièces ornithologiques ? Parce que, en dehors de la poésie qui peut les accompagner ou qu’on leur colle aux plumes, les oiseaux sont des êtres à la fois tout à fait étrangers et tout à fait compagnons de nos quotidiens. Ces animaux ont des manières d’agir entre individus, de discuter les espaces et les ressources, de signaler leur présence en ne se montrant pas, de parfois faire des choses belles juste parce qu’elles sont belles… qui nous semblent des points de départs idéaux pour mener nos recherches, et créer nos fictions. Des oiseaux qui ne seraient ni un gage de lyrisme, ni de légèreté, mais d’attention, de vivacité, et de capacité à se faire entendre tout en n’étant pas nécessairement fort·e et puissant·e. 

Pour construire nos réflexions autour Des oiseaux, nous lisons tous azimuts, notamment : Jennifer Ackerman (Le génie des oiseaux), Judith Butler (Rassemblements), Grégoire Chamayou (La société ingouvernable), Mona Chollet (Chez soi), le Comité invisible (À nos amis, Maintenant), Albert de Rochas d’Aigle (Les vies successives), Philippe Descola (Par delà nature et culture), Vinciane Despret (Habiter en oiseaux, Autobiographie d’un poulpe), Elsa Dorlin (Se défendre), Donna Haraway (Manifeste des espèces compagnes, Quand les espèces se rencontrent), Cy Lecerf Maulpoix (Écologies déviantes), Jack London (Construire une maison, Construire un feu), Natassja Martin (Croire aux fauves, Les âmes sauvages), Baptiste Morizot (Manières d’être vivant), Alessandro Pignocchi (La recomposition des mondes, Petit traité d’écologie sauvage), Pascal Quignard (Performance des ténèbres, Les solidarités mystérieuses), Mathieu Riboulet, (Quelqu’un approche, Le regard de la source, Les oeuvres de miséricorde), Charles Stepanoff (Voyager vers l’invisible, L’animal et la mort), Jirô Taniguchi (L’homme qui marche, Nos compagnons), Ocean Vuong (Un bref instant de splendeur, Ciel de nuit blessé par balles)…

GÉNÉRIQUE

Équipe artistique : Clément Ballet, Odila Caminos, Marie-Julie Chalu, Matthias Claeys, Kévin Dez, Virgile/Lucie Leclerc, Narimane Le Roux Dupeyron, Françoise Roche.

CALENDRIER

Les textes Des oiseaux seront écrits entre l’automne 2022 et le printemps 2023.

Une première expérimentation, Perruches, aura lieu le 15 octobre 2022 au BÉA-BA, dans le cadre du festival Dans ta cour 2.

 

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