# Awake

Du 13 au 16 septembre, 20h, à La Loge
bouton photos site

 

 

C’est un seul en scène. C’est un homme qui fait sa danse d’homme, c’est comme un passage qu’on s’oblige à prendre, un rituel impromptu, un compte-rendu, un état des lieux. On y entend les yeux qu’on ouvre grand sur le monde nouveau

Ce serait une erreur de penser que la grammaire que l’on a apprise est le meilleur moyen d’exprimer des vues radicales, étant donné les contraintes qu’impose cette grammaire à notre pensée, et même à ce qui est simplement pensable.

Judith Butler – Trouble dans la Genre (Introduction 1999)

Awake est un spectacle entre le théâtre, le journal intime, la conférence, où la danse et la vidéo effleurent. Il se construit autour d’un texte court, à la première personne, jeté comme une pierre, tracé rageusement, inquiet, porté par celui qui l’a écrit. Ça part de la mort du père, ça se crée un rituel, la danse n’est pas loin, tout est immobile, la corps est immobile, en même temps qu’il s’emporte, s’exalte.

Ça raconte la difficulté de faire la colle dans un moment de dislocation, entre le jeune homme et l’adulte, entre un genre et un autre, entre le corps qu’on s’est rêvé et celui avec lequel on va vieillir, entre soi et soi, parmi les autres.

Awake, ça veut dire « éveillé », et quand on ne sait pas que c’est de l’anglais, ou quand on l’oublie, ça a l’air d’être le nom d’un chasseur Cheyenne.

C’est un spectacle qui joue à la fois sur les perceptions que sur le raisonnement. Il ne s’agit pas à proprement parler d’un discours, ni d’un récit de vie. C’est un peu des deux à la fois, c’est une réflexion à l’épreuve du concret, c’est une parole particulière qui se frotte au spectaculaire. Il s’agit avec ce solo de traduire un moment de vie par un évènement scénique, de dépasser l’ordre de l’intime, trouver une matière brute, instinctive.

Être un homme se dit plus volontiers à l’impératif qu’à l’indicatif. L’ordre si souvent entendu  »sois un homme » implique que cela ne va pas de soi et que la virilité n’est peut-être pas si naturelle qu’on veut bien le dire. À tout le moins, l’exhortation signifie que la détention d’un chromosome Y ou d’organes sexuels masculins ne suffit pas à circonscrire le mâle humain.

Elisabeth Badinter – XY, de l’identité masculine

Le texte est en vente, à 5€ (ou plus si vous voulez)

Pour vous le procurer, remplissez ce formulaire (nous vous recontacterons par mail)… :

 

Générique :

Texte et interprétation : Matthias Claey

Mise en scène : Kévin Dez, Marion Romagnan et Matthias Claeys

Création lumière : Vera Martins

Création vidéo : Ori Parizel

Co-réalisation : Confluences, lieu d’engagement artistique / La Loge

 Dossier du spectacle

 

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s