C’est un seul en scène. C’est un homme qui fait sa danse d’homme, c’est comme un passage qu’on s’oblige à prendre, un rituel impromptu, un compte-rendu, un état des lieux. On y entend les yeux qu’on ouvre grand sur le monde nouveau. Parfois, ça se raccourcit et devient un duo avec un saxophoniste (Antoine Lombart), et on l’appelle alors Awake Shortcuts.

TU NE SERAS PAS LÀ POUR VOIR TOUTES LES CONSÉQUENCES DE TES ACTES… C’EST RÉVOLTANT NON ?

Awake est un spectacle entre le théâtre, le journal intime, la conférence, où la danse et la vidéo effleurent. Il se construit autour d’un texte court, à la première personne, jeté comme une pierre, tracé rageusement, inquiet, porté par celui qui l’a écrit.

Ça part de la mort du père, ça se crée un rituel, la danse n’est pas loin, tout est immobile, la corps est immobile, en même temps qu’il s’emporte, s’exalte.

Ça raconte la difficulté de faire la colle dans un moment de dislocation, entre le jeune homme et l’adulte, entre un genre et un autre, entre le corps qu’on s’est rêvé et celui avec lequel on va vieillir, entre soi et soi, parmi les autres.

 « Ce serait une erreur de penser que la grammaire que l’on a apprise est le meilleur moyen d’exprimer des vues radicales, étant donné les contraintes qu’impose cette grammaire à notre pensée, et même à ce qui est simplement pensable. »

 Judith Butler – Trouble dans la Genre (Introduction 1999)

 

« Awake, ça veut dire « éveillé », et quand on ne sait pas que c’est de l’anglais, ou quand on l’oublie, ça a l’air d’être le nom d’un chasseur Cheyenne.

C’est un spectacle qui joue à la fois sur les perceptions que sur le raisonnement. Il ne s’agit pas à proprement parler d’un discours, ni d’un récit de vie. C’est un peu des deux à la fois, c’est une réflexion à l’épreuve du concret, c’est une parole particulière qui se frotte au spectaculaire. Il s’agit avec ce solo de traduire un moment de vie par un évènement scénique, de dépasser l’ordre de l’intime, trouver une matière brute, instinctive. »

Matthias Claeys

PRESSE

 « Il nous parle de choses essentielles, avec humour et de plein fouet. Dans un geste théâtral qui explose par sa pureté. Tant au niveau de l’écriture que de la construction dramaturgique, tout ce qui est dit, tout ce qui est montré est simple et nécessaire.

A travers ce regard introspectif d’une belle intransigeance, Matthias Claeys ne lâche pas prise face à ses petites faiblesses, ses faux semblants et autres paroles de bonne conscience, pour mieux nous renvoyer aux nôtres. Ils nous parle de la peur de vieillir et de celle de l’insuccès, des petits actes politiques que personne ne voit mais qu’on fait quand même (de la politesse au choix vestimentaires) du punk réac qui sommeille en nous et qui en veut déjà aux plus jeunes que lui – d’être plus jeunes que lui.

Avec l’énergie de ce qui en vaut vraiment la peine, il nous offre pour finir une danse d’intensité et de révolte, dont l’élan communicatif nous emplit d’un sentiment intense et profond : la joie – de vivre.

Un moment précieux. »

Revue Bancal, La critique complète ici

GÉNÉRIQUE

 

Texte et interprétation : Matthias Claeys

Saxophone (sur Awake Shortcuts) : Antoine Lombart

Mise en scène : Kévin Dez et Marion Romagnan

Crédit photo : cie-mkcd

Projet soutenu par Confluences, lieu d’engagement artistique et La Loge.

Awake a été créé à Confluences (Paris) en avril 2015

 

C’est un seul en scène. C’est un homme qui fait sa danse d’homme, c’est comme un passage qu’on s’oblige à prendre, un rituel impromptu, un compte-rendu, un état des lieux. On y entend les yeux qu’on ouvre grand sur le monde nouveau. Parfois, ça se raccourcit et devient un duo avec un saxophoniste (Antoine Lombart), et on l’appelle alors Awake Shortcuts.

TU NE SERAS PAS LÀ POUR VOIR TOUTES LES CONSÉQUENCES DE TES ACTES… C’EST RÉVOLTANT NON ?

Awake est un spectacle entre le théâtre, le journal intime, la conférence, où la danse et la vidéo effleurent. Il se construit autour d’un texte court, à la première personne, jeté comme une pierre, tracé rageusement, inquiet, porté par celui qui l’a écrit.

Ça part de la mort du père, ça se crée un rituel, la danse n’est pas loin, tout est immobile, la corps est immobile, en même temps qu’il s’emporte, s’exalte.

Ça raconte la difficulté de faire la colle dans un moment de dislocation, entre le jeune homme et l’adulte, entre un genre et un autre, entre le corps qu’on s’est rêvé et celui avec lequel on va vieillir, entre soi et soi, parmi les autres.

 « Ce serait une erreur de penser que la grammaire que l’on a apprise est le meilleur moyen d’exprimer des vues radicales, étant donné les contraintes qu’impose cette grammaire à notre pensée, et même à ce qui est simplement pensable. »

Judith Butler – Trouble dans la Genre (Introduction 1999)

 

« Awake, ça veut dire « éveillé », et quand on ne sait pas que c’est de l’anglais, ou quand on l’oublie, ça a l’air d’être le nom d’un chasseur Cheyenne.

C’est un spectacle qui joue à la fois sur les perceptions que sur le raisonnement. Il ne s’agit pas à proprement parler d’un discours, ni d’un récit de vie. C’est un peu des deux à la fois, c’est une réflexion à l’épreuve du concret, c’est une parole particulière qui se frotte au spectaculaire. Il s’agit avec ce solo de traduire un moment de vie par un évènement scénique, de dépasser l’ordre de l’intime, trouver une matière brute, instinctive. »

Matthias Claeys

PRESSE

 « Il nous parle de choses essentielles, avec humour et de plein fouet. Dans un geste théâtral qui explose par sa pureté. Tant au niveau de l’écriture que de la construction dramaturgique, tout ce qui est dit, tout ce qui est montré est simple et nécessaire.

A travers ce regard introspectif d’une belle intransigeance, Matthias Claeys ne lâche pas prise face à ses petites faiblesses, ses faux semblants et autres paroles de bonne conscience, pour mieux nous renvoyer aux nôtres. Ils nous parle de la peur de vieillir et de celle de l’insuccès, des petits actes politiques que personne ne voit mais qu’on fait quand même (de la politesse au choix vestimentaires) du punk réac qui sommeille en nous et qui en veut déjà aux plus jeunes que lui – d’être plus jeunes que lui.

Avec l’énergie de ce qui en vaut vraiment la peine, il nous offre pour finir une danse d’intensité et de révolte, dont l’élan communicatif nous emplit d’un sentiment intense et profond : la joie – de vivre.

Un moment précieux. »

Revue Bancal, La critique complète ici

GÉNÉRIQUE

 

Texte et interprétation : Matthias Claeys

Saxophone (sur Awake Shortcuts) : Antoine Lombart

Mise en scène : Kévin Dez et Marion Romagnan

Crédit photo : cie-mkcd

Projet soutenu par Confluences, lieu d’engagement artistique et La Loge.

Awake a été créé à Confluences (Paris) en avril 2015